Despite the fact that French is my native language, I write (and sometimes speak) mostly in English. Sometimes I write poetry in French just to keep it fresh.
Ville Fantôme
Les fantômes urbains se côtoient dans les rues
Ayant perdu toute racine a la terre
Les fantômes urbains se durcissent sur l’asphalte qu’ils piétinent
Et les métaux qui les transportent les immunisent contre tout sentiment
Le silence et l’obscurité les rend nerveux
La cacophonie les garde en vie
La polémique les garde en vue
Ils se nourrissent de publicité
Ils s’abreuvent au moyen de la flatterie
Pour toute rencontre, il n’y a que le langage de haute couture qui est permis
Il y a longtemps qu’ils ont perdu l’art du parler
Pour eux, la comparaison est la seule raison
Si ca ne se mesure pas, ca ne les intéresse pas
Ils ne se reconnaissent pas dans le miroir
Les seules faces qu’ils reconnaissent sont les pages d’affiche
Ils ont de cercueils pour tous ceux qui ne les amusent pas
Toujours polis quand ils vous mettent dedans :
« Ca n’a rien de personnel, c’est juste que tu as perdu le factor « it ».
Le superflu est leur mode de vie
Ils font des aller retour de la vie à la mort sans s’en rendre compte
Obsédés qu’ils sont par le cours des événements
Ils cherchent à capturer leurs ombres sous les lueurs urbaines.
Les fantômes urbains se côtoient dans les rues
Ayant perdu toute racine a la terre
Les fantômes urbains se durcissent sur l’asphalte qu’ils piétinent
Pas de cahier d’un retour au pays natal pour eux.